Meg Stuart
Damaged Goods
Jozef Wouters/Decoratelier
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TAGES-ANZEIGER, Radikale Körperforscherin - Andreas Tobler (22/01/14) [ Duits ]
TANZ, Choreografin des Jahres Meg Stuart - Elena Phillip (15/08/14) [ Duits ]
DEUTSCHLANDFUNK, Mikroskopische Tänze - Franziska Buhre (27/03/14) [ Duits ]
BERLINER ZEITUNG, In Fellstiefeln singt Meg Stuart sogar - Michaela Schlagenwerth (28/03/14) [ Duits ]
MOUVEMENT n° 73, Sketches/Notebook - Jean-Marc Adolphe (10/03/2014) [ Frans ]

Cette folle générosité. Un festin, comme rarement offert sur un plateau – en l’occurrence, ce jour-là, de décembre 2013, celui du Centre Pompidou, où les spectateurs ont été invités à prendre place, à toucher de regard des danseurs, musiciens, acteurs, performeurs. Cela, qui s’affranchit de la frontalité, n’est certes pas nouveau en soi, tant de postures participatives s’y sont déjà frottées. Ce soir-là, pourtant, comme encore jamais vu. Car ce qui s’éprouve peut avoir de joyeux, loin de toutes les pénibilités des épreuves que nous endurons au quotidien – n’éclate pas seulement l’espace frontal de la représentation, mais fait éclat de tout, présences, images, mouvements, musiques, respirations, solitudes et compagnie. Un théâtre des corps en jeu, totalement total, en quelque sorte, mais faisant tout autant feu follet d’une totalité totalisante, ne cessant ici de s’échapper, de se dévergonder, de s’éclater. Impossible de tout saisir, la sarabande est multiple. Tout un art de disperser les signes, réinventant chacun d’eux en radical genèse ; mais dispersion que d’invisibles fils gardent en tension commune. Une énergie collective, en ses singularités irrépressibles.

Dire cette générosité dépensière, à rebours de tous les désenchantements (mais les sachant, pourtant), à contre-courant de tous les conceptualismes éventuellement « non dansants » (mais les ingérant, et même, les dévorant goulument), suffirait à manifester en quoi que Sketches/Notebook de Meg Stuart fait événement. « Il y aurait quasiment une prise de risque dans l’option de donner du plaisir », dit la chorégraphe dans l’entretien qui suit. En effet. Mais l’enjouement n’est pas simple divertissement, le plaisir donné est ici vécu et partagé sur un mode de vivace intelligence neuronale, dans la multiplicité des connexions libératoires, spatiotemporelles, corporelles et mentales.

Cent ans tout juste après Le sacre du printemps, de Nijinski et Stravinski, et sur un autre versant, la Danse de la sorcière de Mary Wigman, Sketches/Notebook, de Meg Stuart, inaugure la danse d’un nouveau siècle / nouveau millénaire. Pas moins. Œuvre profondément matricielle qui rebat les règles du jeu esthétique, en se souvenant de toutes les figures défigurées qui ont précédé, comme des territoires dévastés sur lesquels il a fallu reconstruire le sens *. No Longer Readymade, disait / dansait Meg Stuart en 1993, en transit entre New York et l’Europe. Une fois que tout a été déconstruit, que tout objet a pu être exposé dans sa nudité intrinsèque d’objet, voici enfin venu le temps de re-composer identités et possibles d’un corps collectif, non idéologiques, qui font encore tenir au monde. Sketches/Notebook donne impulsion et direction au chemin qui s’accomplit, malgré toutes frontières et clôtures.

*Allusions à Disfigure Study (1991), mi avec lequel Meg Stuart à été découverte en Europe, etau project Crash Landing (1996 – 1999), projet d’improvisation conçu et monté par Christine De Smedt, David Hernandez et Meg Stuart, qui s’est déroulé dans cinq villes à la fin du XXe siècle.

DIE DEUTSCHE BÜHNE, De werelden van Meg Stuart - Anna Volkland (27/03/14)
TAGESSPIEGEL, De barst in mijn lichaam - Sandra Luzina (28/03/14)
TAZ, Het choreografische principe van de collage - Katrin Bettina Müller (28/03/14)
DIE DEUTSCHE BÜHNE, Les mondes de Meg Stuart - Anna Volkland (27/03/14) [ Frans ]
P.S., Slalom - Thierry Frochaux (25/09/14) [ Duits ]
DE STANDAARD, Het zinderende spiegelpaleis van Meg Stuart, Charlotte de Somviele
UTOPIA PARKWAY, Beautiful cutting up and reassembling the past: ‘Hunter’ by Meg Stuart/Damaged Goods [ Engels ]
DFDanse, Un chef d’oeuvre peut en cacher un autre, Margot Cascarre (15/05/14) [ Frans ]
Voir.ca, Danse libre sur musique grandiose, Philippe Couture (15/05/14) [ Frans ]
TAZ, Le collage comme principe chorégraphique - Katrin Bettina Müller (28/03/14) [ Frans ]
TAGESSPIEGEL, La déchirure dans mon corps - Sandra Luzina (28/03/14) [ Frans ]

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